La psychomotricité s’intéresse au développement global de la personne.
Le corps constitue à la fois un moyen d’expression, de communication et d’action. Il est au cœur du travail du psychomotricien.
La psychomotricité peut ainsi être définie comme une thérapie à médiation corporelle visant à favoriser, soutenir ou restaurer une unité psychocorporelle, c’est-à-dire un équilibre entre les dimensions psychiques et corporelles, qui s’influencent mutuellement.
Elle permet notamment de mieux prendre conscience de son corps, de développer ses capacités motrices et perceptives, de mieux réguler ses émotions et d’améliorer sa façon d’interagir avec son environnement.
L’accompagnement en psychomotricité vise également à aider la personne à se réapproprier son corps, à mieux l’utiliser comme moyen d’expression et à trouver une manière plus harmonieuse d’être en relation avec elle-même, avec les autres et avec le monde qui l’entoure.
Le travail du psychomotricien consiste à favoriser le développement psychomoteur de la personne et à le préserver tout au long de la vie.
Il porte une attention particulière aux manifestations corporelles de la personne, à la manière dont elle entre en relation avec son environnement ainsi qu’au sens que peuvent prendre ces manifestations.
Son approche prend en compte différentes dimensions de la personne : corporelle, cognitive, affective, identitaire et relationnelle. L’objectif est d’accompagner les difficultés, les troubles, les déficits ou les situations de handicap en s’appuyant sur des médiations adaptées.
Une médiation peut être un objet, un jeu, une activité motrice, une technique corporelle, une activité d’expression ou de relaxation, une activité artistique ou encore sportive. Le choix des médiations dépend de l’âge de la personne, de ses besoins, de ses difficultés, de ses capacités mais aussi de ses centres d’intérêt et de ses affinités.
Parmi les outils et médiations pouvant être proposés en psychomotricité, on retrouve notamment : les parcours moteurs, les exercices de coordination et de rythme, la relaxation, l’expression corporelle, les jeux sollicitant la concentration, l’attention et la planification, la stimulation sensorimotrice, les activités de motricité fine et de graphisme, les jeux de stratégie, les jeux d’équilibre ou encore le jeu spontané.
Chaque accompagnement est ainsi pensé de manière individualisée, afin de proposer des expériences adaptées aux besoins et aux possibilités de chacun.
Le psychomotricien est un professionnel paramédical, auxiliaire de la médecine. Il intervient uniquement sur prescription médicale afin de prévenir, dépister et/ou traiter les troubles psychomoteurs.
Pour exercer, il doit être titulaire du Diplôme d’État de psychomotricien, délivré par le ministère chargé de la Santé.
Son champ de compétences est défini par le décret n°88-659 du 6 mai 1988, qui l’habilite à réaliser différents actes professionnels :
- Bilan psychomoteur
- Education précoce et stimulation psychomotrice
- Rééducation du développement psychomoteur et des désordres psychomoteurs suivants, au moyen de techniques de relaxation dynamique, d’éducation gestuelle, d’expression corporelle ou plastique et par des activités rythmiques, de jeu, d’équilibration et de coordination :
- retard de développement
- troubles de la maturation et de la régulation tonique
- troubles du schéma corporel
- troubles de la latéralité
- troubles de l’organisation spatio-temporelle
- dysharmonies psychomotrices
- troubles tonico-émotionnels
- maladresse motrice et gestuelle
- dyspraxie
- débilité motrice
- inhibition et instabilité psychomotrice
- troubles de la graphomotricité, à l’exclusion de la rééducation du langage écrit
- Contribution par des techniques d’approche corporelle au traitement des déficiences intellectuelles, des troubles caractériels ou de la personnalité, des troubles de la régulation émotionnelle et relationnelle et des troubles de la représentation du corps.
Certains troubles spécifiques peuvent inclure des troubles psychomoteurs :
- les troubles des apprentissages (troubles des fonctions exécutives, troubles « dys »…)
- les troubles du comportement (instabilité, inhibition, trouble des habiletés sociales, troubles oppositionnels, troubles de la conduite…)
- les troubles du spectre de l’autisme.




